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Restauration scolaire : le difficile juste prix

Quel est le juste prix d'un repas à la cantine ? On compte autant de tarifs que de communes. Une disparité qui s'explique toutefois en fonction de la gestion choisie.

30/09/2015 à 12:02 par Stéphanie Hourdeau

 

Il existe autant de communes que de tarifs de repas de cantine.
Il existe autant de communes que de tarifs de repas de cantine.

D’une commune à une autre, la gestion et les prix de la restauration scolaire diffèrent. Sur notre zone Yon et Vie, les cantines sont gérées par la municipalité ou par une association. Côté tarifs, certaines communes pratiquent la modulation en fonction des revenus des familles, d’autres optent pour un tarif unique. Tous ces choix ne sont pas pris par hasard.

Municipale et directe, gage de qualité

A Dompierre-sur-Yon, la gestion est municipale. « La commune a opté pour une gestion et une fabrication directe. Tout est fait sur place avec des produits bio et frais », souligne Cécile Ansar, adjointe en charge de la communication, l’enfance et du projet éducatif. Un système adapté pour répondre à une forte fréquentation de la cantine. « 90 à 95 % des élèves dompierrois déjeunent à la cantine. Cela représente 580 repas par jour », précise l’adjointe.

Comme dans toutes les cantines, le coût d’un repas comprend l’achat de denrées alimentaires, mais aussi les charges de personnel, de fonctionnement, de matériels. « Le coût de revient d’un repas est de 6,05 € et les charges de personnel représentent 55 % du coût », indique Cécile Ansar. Les familles payent un tarif unique de 3,20 €. « Une part importante est payée par la commune, confie Philippe Gaboriau, maire de Dompierre-sur-Yon. Nous avons choisi cet arbitrage par solidarité vis-à-vis des familles ». Quant au choix du tarif unique, le premier édile l’explique par « une fourchette moyenne des revenus de la population. Dompierre est la commune qui compte la plus forte part d’actifs où les deux parents travaillent. Appliquer des quotients familiaux aurait pu fragiliser certaines familles ». Cette règle pourrait toutefois évoluer, notamment avec l’arrivée de nouveaux foyers via la construction de futurs logements sociaux. « On est vigilant sur ce point, note Cécile Ansar. Le jour où des élèves ne viendront plus à la cantine à cause du prix, on modulera ».

Avec ses 3,20 €, Dompierre s’affiche aussi comme la commune la moins chère en gestion directe. Et ce malgré une nouvelle augmentation à la rentrée de 4,8 %, soit 15 centimes d’euros de plus que l’année passée. « On s’était engagé lors de notre campagne à ne pas augmenter de plus de 5 % les services aux usagers, rappelle Philippe Gaboriau. Cette hausse est aussi un engagement pris sur 5 ans. Il n’y aura pas de nouvelle augmentation d’ici là ».

A Aubigny, la gestion est, comme à Dompierre, municipale avec cuisine centrale. « Avant 2004, la commune faisait appel à un prestataire extérieur. Mais nous n’avions aucun moyen de contrôler la qualité et les tarifs, l’entreprise nous imposant ses augmentations chaque année, confie Catherine Laville, première adjointe en charge de l’éducation, des familles et de la solidarité. La commune a choisi de tout maîtriser en investissant dans une cuisine centrale ». Un plus en terme de qualité et pour gérer la confection de 400 repas par jour. « 300 repas sont consommés sur place puisque la cuisine se trouve dans le groupe scolaire public, et 100 repas sont livrés et gérés sur un second site pour l’école privée », précise l’élue aubinoise.

Un coût partagé

Le coût de revient d’un repas à Aubigny est de 4,80 €. « 58 % de ce coût concerne les charges de personnel », note Catherine Laville. Comme à Dompierre, le nombre d’enfants impose un nombre d’encadrants et induit des coûts. Les dépenses alimentaires représentent 30 %, les 12 % restants concernent la maintenance et les contrôles sanitaires des équipements. « La restauration scolaire correspond à 270 000 € de dépenses au total, dont 70 000 € par la municipalité et le CCAS, le reste étant facturé aux familles ». La part de la collectivité s’élève ainsi à 1,36 €. « A ce budget, il faut aussi ajouter les investissements que nous faisons. Cette année, nous avons investi 25 000 € pour l’achat d’un nouveau lave-vaisselle et d’un véhicule adapté pour le portage des repas », souligne l’adjointe.

Aubigny a aussi fait le choix, en 2011, de moduler ses tarifs en fonction des revenus des familles afin de s’adapter à une population aux revenus variés et suite à des problématiques d’impayés. « Une volonté politique et de solidarité », tient à souligner Catherine Laville. Aujourd’hui, quatre tarifs s’appliquent et vont de 1,84 € à 4,18 €. Soit un tarif moyen de 3,60 € qui a augmenté à la rentrée de 2 % « pour garder une qualité d’encadrement et de contenu de l’assiette, avec des produits bio et locaux ».

Municipale ou associative (lire ci-dessous), la gestion des restaurants scolaires n’a pas vocation à apporter des recettes, la loi interdisant aux collectivités de faire du bénéfice sur ce type de service. Elle reste un service coûteux que les communes essaient de maîtriser pour le bien des familles.

 

Le tarif régulier d'un repas de cantine par commune.
Le tarif régulier d'un repas de cantine par commune.

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